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La Côte d’Ivoire vient de traverser une longue période de crises, dont les effets, malgré une normalisation du climat social et de la vie politique, continuent de peser sur la cohésion nationale.

Mariatou Koné est la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l'Indemnisation des victimes depuis le 16 janvier 2016. Elle était auparavant directrice générale du Programme national de cohésion sociale (PNCS) et secrétaire exécutive de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (Conariv). Anthropologue, elle était enseignante-chercheuse depuis 1995 à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et est membre de plusieurs réseaux scientifiques internationaux.
Mariatou Koné est la ministre ivoirienne de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l’Indemnisation des victimes depuis le 16 janvier 2016. Elle était auparavant directrice générale du Programme national de cohésion sociale (PNCS) et secrétaire exécutive de la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes (Conariv). Anthropologue, elle était enseignante-chercheuse depuis 1995 à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et est membre de plusieurs réseaux scientifiques internationaux.

Resserrer le tissu social et maintenir la paix est l’un des défis majeurs du président, Alassane Ouattara,depuis son accession à la magistrature suprême. Plusieurs initiatives ont été prises par le gouvernement pour apaiser les cœurs, soulager les douleurs, réduire les frustrations, les rancœurs et les ressentiments.

Parmi elles, on peut évoquer la naissance d’institutions telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR), le Programme national de cohésion sociale (PNCS) et la Commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire (Conariv).

La création, le 12 janvier 2016, du ministère de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l’Indemnisation des victimes est un autre signal fort du gouvernement allant dans le sens du renforcement des liens sociaux.

 La réussite de l’élection présidentielle de 2015, confirme la ferme volonté des Ivoiriens de tourner la triste page de leur histoire récente

Déplacements massifs et forcés de populations, violations des droits de l’homme, atteintes à l’intégrité physique et à la dignité des personnes, pertes en vies humaines, destruction de biens matériels et économiques, dégradation des conditions de vie et des infrastructures sociales de base (santé, éducation, accès à l’eau potable, etc.), tensions intercommunautaires… La Côte d’Ivoire a payé un lourd tribut aux crises des deux dernières décennies.

Progressivement, le pays revient à la normalité. La paix est entretenue comme on entretient son champ. La réussite de l’élection présidentielle de 2015, véritable pari sur l’avenir, confirme la ferme volonté des Ivoiriens de tourner la triste page de leur histoire récente. Il reste toutefois du chemin pour que le pays retrouve une paix sociale durable.

Les nombreuses campagnes de sensibilisation, la main tendue aux exilés, le dégel de certains comptes, la libération de certains détenus, etc., ont permis aux populations de réapprendre à vivre ensemble. Mais il reste des obstacles sur la route de la réconciliation nationale et de la consolidation de la paix, au premier rang desquels se trouvent la pauvreté, la précarité et la vulnérabilité.

Education, emploi et santé : le gouvernement agit sur trois leviers importants pour renforcer la cohésion sociale

En mettant l’accent sur l’éducation, sur l’emploi et sur l’accès à la santé à un moindre coût, le gouvernement agit sur trois leviers importants pour renforcer la cohésion sociale. La politique de « l’école pour tous » permet aussi d’offrir à un plus grand nombre d’enfants un cadre sécurisant et de les soustraire aux tentations qu’offre l’oisiveté.

Une autre étape sur la route de l’apaisement des douleurs, des cœurs et des rancœurs a été franchie le 4 août 2015 avec le démarrage du processus de réparation des préjudices subis par les victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire. Cette opération a été placée au cœur de la réconciliation nationale par le président de la République et le gouvernement.

Toutes les mesures destinées à permettre à des victimes (personnes physiques et personnes morales) de surmonter leurs douleurs physiques et/ou psychologiques doivent aider à resserrer le tissu social national en tirant définitivement un trait sur deux décennies de rancœurs, de frustrations et de ressentiments.

Une Côte d’Ivoire rassemblée, réconciliée, tirant profit de la richesse de sa diversité, de la complémentarité des qualités de tous ses enfants, engagée dans un développement inclusif et participatif, est armée pour relever tous les défis et a toutes les chances d’être au rendez-vous de l’émergence à l’horizon 2020.

Mariatou Koné

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