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Congrès du RDR, Ouattara donne le pouvoir aux femmes et quitte la direction, décryptage

Alassane Ouattara,  président reconduit du Rassemblement des Républicains (RDR) cède son fauteuil à Henriette Dagri Diabaté, membre fondateur du parti. Par ailleurs, il annonce deux autres femmes du parti à des postes décisifs.

Henriette  Dagri Diabaté est la nouvelle présidente désignée du Rassemblement des Républicains ( RDR). Son ascension est le fruit d’une proposition d’Alassane Ouattara, président reconduit. Laquelle proposition est approuvée par le congrès clos ce 10 septembre 2017 à Abidjan, la capitale ivoirienne.

Alassane Ouattara promeut également Kandia Camara, cadre du parti au secrétariat général en remplacement de l’intérimaire Amadou Soumahoro.

Anne Ouloto est désignée deuxième secrétaire générale du parti.
Par ailleurs,  Amadou Gon Coulibaly, occupe le fauteuil de premier  vice- président.

Maurice Bandama est le premier secrétaire général et Mamadou Touré le troisième.

La montée des femmes et le départ officiel de Ouattara des instances décisionnelles du parti sont diversement appréciés. Sur les réseaux sociaux, on salue la montée des femmes. Mais le mode de désignation est sujet à controverse.

Christiane Guéi, cyber activiste et co régulatrice du forum observatoire démocratique de Côte d’Ivoire , interrogée par pôleafrique.info s’interroge.

« En tant que femme belle promotion du genre. Du point de vue politique je me pose la question de savoir si elles ont été élues ? ».  La cyber activiste craint qu’avec le mode de désignation , les promues ne soient pas libres de décision.  Pour  certains, le départ officiel est un signal pour 2020. C’est ce que dit André Silver Konan, journaliste et analyste politique.

» En refusant de re-présider le RDR, Ouattara drible tous les bahefoue, soubaga, papagnon  (Ndlr: sorciers) du parti qui voulaient le pousser à la faute du troisième mandat ». Pour l’ analyste, la deuxième étape de toute cette débauche d’énergie. Il estime que Ouattara drible les pro Soro Guillaume qui étaient prêts à en découdre. Pour André Silver Konan, l’absence de Soro est pour quelque chose dans ce schéma de dernière minute. Le journaliste ajoute que Ouattara drible également le PDCI.   » il drible les militants du PDCI obligés de changer leur discours à la commémoration de l’appel de Daouko« , note l’ analyste.

Nesmon De Laure
Pôleafrique.info

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