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Albert Zeufack Banque mondiale La Côte d’Ivoire peut améliorer son score CPIA

Le Cpia est un indicateur précieux, même s’il n’a pas connu la même publicité que le Doing business

Dans une conférence de presse organisée en marge du forum sur la dissémination d’Evaluation des politiques et des institutions nationales (Cpia), ce mardi 28 juin, à Abidjan Plateau, l’Economiste en chef de la région Afrique de la Banque mondiale, Albert Zeufack a exhorté le gouvernement à accélérer les réformes pour améliorer encore plus sa performance.

En effet sur quatre instruments d’évaluation, la Côte d’Ivoire a obtenu un score de 3.3, comparativement au Rwanda qui  a enregistré un score de 4.0, suivi du Cap vert, du Kenya et Sénégal qui ont obtenu la note de 3.8. Dans les détails, au niveau de l’indicateur gestion économique, le pays a enregistré une note 3.7 et 3.3 en politiques structurelles. Cependant, en matière de politique  de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité tout comme dans la gestion et institutions du secteur public, l’on note respectivement un score de 3.0 et 3.1. Selon Pierre Laporte l’un des facteurs de cette contreperformance s’explique par l’absence d’un cadre de suivi  comparativement Doing Business, où le gouvernement avait mis en place un comité de suivi pour les différentes réformes.

De l’avis de Pierre Laporte, la question de l’égalité des sexes, des ressources humaines, la protection sociale et les institutions axées sur la durabilité écologique doit encore être améliorée. C’est également le constat dans l’indicateur de gestion et institution du secteur public, qui met à nu des contreperformances entre autres dans les droits de propriété, également dans la qualité de la gestion budgétaire et financière, sans oublier la faiblesse de la qualité de l’administration publique.

Mais, Albert Zeufack a avoué que les changements ne se font pas du jour au lendemain dans la mesure où les notes des indicateurs sont pondérées. Ainsi, le gouvernement peut faire des progrès notables qui ne peuvent pour autant changer le score, explique-t-il. « Les pays ayant réussi à mettre un terme aux violences ont enregistré des améliorations modeste. Au terme de quatre années consécutives de vastes réformes et d’une amélioration de ses performances, la performance de la Côte d’Ivoire relative à l’utilisation équitable des ressources publiques a progressé en 2015, sans que cela se traduise par une amélioration de sa note agrégée de la Cpia », a-t-il poursuivi.

Il a révélé que le Cpia est un indicateur précieux, même s’il n’a pas connu la même publicité que le Doing business. Qui ne vise, lui, pourtant qu’un seul facteur : l’environnement des affaires. Alors que l’Evaluation des politiques et des institutions nationales a une vue plus générale. D’autant plus qu’elle couvre tous les aspects de la politique économique.

De ce fait, il a attiré l’attention sur le taux d’endettement des pays africains qui est passé à 13 points en trois ans. « C’est énorme », clame l’Economiste en chef de la région Afrique de la Banque mondiale.

Kamagaté Issouf

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