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6,9 milliards FCFA de l'UE pour soutenir les filières banane et sucrière en Côte d’Ivoire

L’Union européenne a annoncé, lundi, un soutien de 6,9 milliards de FCFA aux filières banane et sucrière en Côte d’Ivoire à travers la signature de plusieurs contrats en vue d’améliorer la qualité de la production et des conditions de vie des travailleurs.

Selon un communiqué, «cinq contrats d’un montant cumulé de 3,6 milliards FCFA viennent d’être signés, pour une durée de trois ans ». Les actions mises en oeuvre dans le cadre de ces contrats, qui prendront fin en juin 2019, viseront à améliorer les conditions environnementales des productions et la qualité de vie des travailleurs, mais aussi à développer le marché local et sous régional de la banane.

De nouveaux logements et infrastructures sociales seront construits pour les travailleurs des plantations et des aménagements amélioreront la salubrité des campements.

Les normes minimales des logements de travailleurs ont également été améliorées et agrandies en vue de la mise à disposition d’un espace plus adapté à leurs besoins. Le compostage, la gestion des déchets et des effluents de produits phytosanitaires amélioreront la gestion environnementale de ces plantations industrielles.

Par ailleurs, explique le texte, « des normes minimales, des systèmes de contrôle et des infrastructures de mûrissage seront mis en place pour améliorer la qualité des bananes sur les marchés. Le respect d’un standard de qualité minimal permettra aux bananes ivoiriennes d’être mieux reconnues et appréciées sur les marchés régionaux par les grossistes et les consommateurs ».

L’énorme potentiel de développement du marché régional représente une cible privilégiée par les industriels ivoiriens de la banane dessert, pour faciliter la commercialisation de leurs produits.

Les organisations professionnelles de la filière banane et les sociétés de plantations de banane bénéficient directement de ces subventions. Les travailleurs, au nombre de près de 10.000, et leurs familles sont les bénéficiaires finaux, du fait de l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. L’amélioration de la qualité des bananes proposées sur les marchés locaux et régionaux profitera également aux consommateurs.

Dans le cadre de son appui au secteur agricole ivoirien, l’Union européenne soutient, entre autres, la filière banane. Ainsi, en 2013, elle a engagé le programme des Mesures d’Appui à la Banane dessert (MAB) en Côte d’Ivoire, avec une convention de financement de 29 milliards FCFA signée avec le Gouvernement de Côte d’Ivoire. De même que toute la coopération de l’Union européenne, il s’agit d’un don.

Dans un deuxième communiqué, l’UE annonce également la poursuite de son appui à la filière sucrière ivoirienne, initié en 2003. Elle a décidé en juin 2016 d’octroyer une subvention à l’Association des industries sucrières de Côte d’Ivoire (AIS-CI) pour la mise en oeuvre du Projet d’appui à l’amélioration de la gestion environnementale et de la production de canne villageoise sur les complexes sucriers.

Financé par l’Union européenne à hauteur de près de 5 millions d’euros, soit environ 3,3 milliards de FCFA, ce projet vise à contribuer à promouvoir la viabilité du secteur sucre, sa bonne gestion environnementale et sociale.

Il permettra également de participer au développement socioéconomique de la Côte d’Ivoire. Mis en oeuvre jusqu’en 2018 dans les localités de Ferkessédougou (Extrême Nord), Zuénoula (Centre-Ouest) et Borotou Koro (Nord-Ouest), ce projet se consacrera plus spécifiquement à la gestion environnementale par le traitement des déchets solides, liquides y compris biomédicaux et à l’augmentation des capacités de production de canne villageoise sur les complexes sucriers de la Côte d’Ivoire avec l’aménagement de 772 ha de parcelles ou encore, par la formation de 413 nouveaux planteurs.

L’Union européenne a instauré dès 2003 un programme de Mesures d’accompagnement en faveur des pays signataires du Protocole sucre (MAPS), pour aider ces pays à faire face à la réforme du marché européen du sucre.

En Côte d’Ivoire, depuis 2007, elle a appuyé la relance de la filière sucrière pour soutenir les efforts de l’Etat ivoirien dans ce secteur. Ainsi, elle a mis en oeuvre un programme de recherche agronomique, qui a permis d’augmenter le rendement et de réduire les coûts de production de la canne à sucre.

Elle a également construit et réhabilité des infrastructures sociales au profit des planteurs, à savoir des écoles, des centres de santé et des logements d’enseignant. Elle a aussi soutenu la production de canne villageoise, en aidant les planteurs à s’organiser, en favorisant l’extension des plantations et en renforçant les pistes d’accès aux parcelles.

L’appui de l’Union européenne à cette filière s’est également matérialisé par la mise en place de systèmes de gestion environnementale, tant dans les zones d’habitation que dans les complexes industriels.

APA

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