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en Côte d’Ivoire, 18% du salaire sont consacrés au logement, 13% à l’enseignement et à l’éducation. 6% sont destinés au téléphone et à l’internet, de même que 6% sont consacrés à la santé.

En Côte d’Ivoire, 18% du salaire sont consacrés au logement, 13% à l’enseignement et à l’éducation. 6% sont destinés au téléphone et à l’internet, de même que 6% sont consacrés à la santé.

Seulement 32% des ivoiriens sont propriétaires de leur logement contre 92% pour les marocains, révèlent les résultats d’une étude du Groupe CFAO sur les classes moyennes en Afrique, présentés, lundi soir à Abidjan, au cours d’un colloque.

Réalisée en partenariat avec l’institut de sondage IPSOS et le cabinet de conseil BearingPoint, cette étude intitulée « Les classes moyennes en Afrique, quelle réalité, quels enjeux? » s’est déroulée au cours du premier semestre 2015.

Afin d’analyser quantitativement la réalité et les attentes de la classe moyenne émergente africaine, des questionnaires ont été administrés dans plus de 4.000 foyers africains, répartis dans cinq pays moteurs du continent choisis pour leur complémentarité à la fois géographique, économique, sociale et culturelle (Maroc, Cameroun, Côte d’Ivoire, Nigeria et Kenya).

De plus, de façon à compléter qualitativement les résultats de l’étude, des enquêtes sociologiques ont été conduites auprès de 50 ménages afin de cerner en profondeur leurs habitudes, leur perception de leur propre situation économique et leurs valeurs.

Selon cette étude, 32% des ivoiriens déclarent être propriétaires de leur logement, là où, au Maroc, ils sont 92% à être propriétaires de leur logement. Au Nigeria, ils sont 31%. Le nombre de propriétaires de logement au Cameroun est de 31%, tandis qu’au Kenya, ils sont seulement 12%.

«Les personnes interrogées sont majoritairement locataires ou sous-locataires, exception faite au Maroc présentant 92% de propriétaires » expliquent les enquêteurs, précisant que « cette donnée est à mettre en parallèle avec les 41% de répondants marocains affirmant être endettés ».

« Au Maroc, le domicile est une vitrine témoignant du niveau de vie de la famille. Elle y investit beaucoup d’argent (…) », ajoute l’étude. Par ailleurs, en Côte d’Ivoire, 18% du salaire sont consacrés au logement, 13% à l’enseignement et à l’éducation. 6% sont destinés au téléphone et à l’internet, de même que 6% sont consacrés à la santé.

L’étude souligne également que, malgré une gestion rigoureuse de leur budget, les classes moyennes sont généralement bien équipées en matériel technologique (télévisions, smartphones, équipements informatiques, etc.).

En matière d’équipement, 73% des ivoiriens préfèrent des marques internationales et 74% font leurs achats dans les supermarchés. Les nouvelles technologies sont un domaine dans lequel les classes moyennes semblent oublier quelque peu la prudence qui guide leurs autres comportements d’achat.

Ces équipements constituent pour elles à la fois un divertissement, une ouverture sur le monde et un lien avec leurs proches. L’étude de CFAO renseigne à ce propos que 86% des ivoiriens ont un smartphone.

« En règle générale, les classes moyennes sont très consommatrices d’équipement high tech et de nouvelles technologies. Elles sont très connectées, possèdent des smartphones pour 85% des répondants, chaque ménage étant équipé de 2,4 smartphones en moyenne », ajoute l’étude.

Sur un plan quantitatif, CFAO estime que les membres de cette classe de consommateurs seront au nombre de 224 millions d’individus en 2040 contre 78 millions en 2010.

En ce qui concerne les traits caractéristiques du nouveau consommateur africain, l’étude note qu’il s’agit majoritairement de salariés du secteur privé sortis d’une logique de subsistance et qui privilégient la consommation locale.

Ils dépensent un quart de leurs revenus pour leur alimentation et gèrent rigoureusement leur budget. Ils cumulent souvent emplois formel et informel et investissent dans l’avenir, notamment dans l’éducation de leurs enfants.

La présentation de ces résultats a été marquée par un panel co-animé par le Ministre ivoirien du Commerce Jean-Louis Billon et Florence de Bigault, directrice Africap Ipsos avec la participation de Fabrice de Creisquer, Délégué Pays CFAO et PDG CFAO AES, Jean-Paul Denoix DG CFAO Retail, Alexander Koch DG Brassivoire, et Xavier Ricci DG Africashop. La modération a été assurée par Venance Konan, Directeur général de Fraternité Matin, le quotidien étatique ivoirien.

APA

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